Le rappeur Kalash contre-attaque. Après avoir été interpellé et placé en garde à vue dans la nuit de samedi à ce dimanche, à Paris, à la suite d’un accident de la circulation, le chanteur décide à sont tour de déposer plainte pour violences policières.

Sur son compte Twitter, le rappeur Kalash, par la voix de son avocat Eddy Arneton, explique que les fonctionnaires de police « ont fait un usage disproportionné de la force ».

Le chanteur ne nie pas du tout l’accident de la circulation « ayant causé des dommages matériels », survenu sur les Champs-Élysées, à l’origine de son arrestation. Il déclare même qu’il avait « garé son véhicule à quelques mètres du lieu de l’accident afin de pouvoir procéder aux constats d’usage ».

« Deux dents et le nez fracturé »

Le rappeur dénonce surtout les violences policières dont il a été victime ce soir-là, en compagnie de son manager et un ami. L’avocat de Kalash évoque ainsi « deux dents et le nez fracturé » concernant son client, « une blessure à l’œil » pour son ami et des « injures » envers son manager.

Arrêté par la police le week-end dernier, alors qu’il aurait percuté plusieurs véhicules sur les Champs-Élysées, Kalash devra répondre de ces faits devant un tribunal correctionnel le 19 septembre prochain. En attendant, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire pour délit de fuite, outrage et rébellion.

L’arrestation musclée de Kalash à Paris

Kalash a acquis la notoriété avec « Bando », en 2015. Samedi soir, il était monté sur la scène de Bercy (l’AccorHotels Arena), invité par Drake, star canadienne mondiale du rap.